Devenez Géopartenaire !

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Charte des géopartenaires

Les acteurs locaux sont nombreux à se mobiliser pour créer des projets ou actions en partenariat avec le Géoparc Beaujolais. Véritables soutiens de la démarche, ils s'emparent du Géoparc dans leurs activités pour créer de nouveaux outils de médiation, produits, réflexions ou temps de convivialité. Afin de les accompagner, le réseau des "Géopartenaires du Géoparc Beaujolais" s'est constitué. Il concerne les acteurs co-construisant des actions ou projets avec le Géoparc Beaujolais.

Pour devenir géopartenaire, il est nécessaire d'être un acteur dans une démarche de co-construction d'une action ou d'un projet avec le Géoparc. La charte concerne :
• les prestataires touristiques inscrits dans une démarche de qualité, adaptant leurs pratiques aux principes du tourisme durable ;
• les musées, associations et établissements d'enseignement valorisant des thématiques en lien avec le Géoparc ;
• les acteurs du territoire ayant une activité en lien avec les thématiques du Géoparc et valorisant l'économie locale.

Cette liste, non exhaustive, pourra accueillir d'autres types d'activités en fonction du développement du réseau. L'appartenance au réseau est attribuée de façon nominative au représentant de la structure concernée.

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Liste des géopartenaires

TOURISME ET LOISIRS :
Atouts Beaujolais
COPIDO
Les épicurieuses
Equicoaching grandeur nature
Domaine de la rue de la Tour
Château de Montmelas
Amazing Beaujolais

INSTITUTIONS CULTURELLES :
Espace Pierres Folles
Agglomération de Villefranche-Musée Claude Bernard et Musée du Prieuré
Institut Victor Vermorel

GUIDES DU GEOPARC :
Ann MATAGRIN
Anne FIMBEL
Stéphanie RENAULT
Yann FABRIS
Perrine GUYOT
Sophie RABUEL
Josiane RIVIER
Anaïs FOURNIER
Frédéric GAUDRY

ASSOCIATIONS :
Association Patrimoine et Traditions
Association culturelle de Saint-Julien
Les amis de la voix du tacot
A.C.P (Arts Civilisations Patrimoine)
Association des Amis du Vieux Village d'Oingt
Association "Les Amis du site de La Roche"
Les amis du musée Thimonnier - GRAHA
Collectif de la Pierre de Saint Martin
Association Mémoire et Patrimoine de Bagnols
Les Amis du Vieil Arbresle et du Pays Arbreslois
Association des Carrières de Glay
Amis Guides en Terre Beaujolaise
Itinéraires, Paysages et Patrimoine
Les Amis du Géoparc
Les Amis du Vieux Ternand
Les Amis du Vieux Chazay
Association La Licorne (Châtillon d'Azergues)
Association Demain c'est Ici et Maintenant
Association le Jardin des Eaux
Association La Bonne Europe
Association Le Jardin de nous deux
Recyclerie Chez Marcel et Madeleine

PRODUCTEURS - ARTISANS - ARTISTES :
Domaine du Baron de l'Ecluse
Elles & Beaujolais
Domaine Mariluc - Cédric Lacombe
Fréderic Berne
Eddy Bardin
Espace des Brouilly
Vignerons des pierres dorées
Domaine JP Rivière - Marine Lemoine Rivière
Yves Dimier
Cendrine M. - fileuse de verre
Agnès Bourbon céramique
Château des Bachelards
Au lavoir du Popey
La perle du Beaujolais - safran
Château de la Perrière
Le domaine des Pampres d'Or - Vignoble Perras
Gwenaëlle Biasielli, artiste
Anne Verdier, céramiste
RG Vitrail
La Grappe et le rucher
La Bergerie des Chênes
Domaine Les Capréoles
Domaine de Roche Cattin
La Symphonie des Vergers
Charlotte Perrachon - Château Bonnet
Sylvain Duffoux, paysan

REPLIQUES GEOLOGIQUES GOURMANDES :
Evocation Chocolat
Papilles Pâtisserie
Le Chocolat de Poche

SCOLAIRES :
Ecole de Montmelas - David Thomasset
Collège de Lamure

AUTRES :
Cabinet Meilhac Faraut-Lamotte

Anne Fimbel - AMIS GUIDES EN TERRE BEAUJOLAISE

Anne Fimbel est guide de pays dans le Beaujolais Vert.Dans les années 2000, elle a créé l'association " Raconte-moi les Echarmeaux " , qui propose des balades pour faire découvrir toute la richesse du patrimoine et des paysages des monts du Beaujolais, souvent méconnus : la Roche d'Ajoux, le Mont Tourvéon, le col des Echarmeaux, etc.En 2010, elle a rejoint l'association Amis Guides en Terre Beaujolaise, qui proposent notamment des visites guidées pour des groupes et des scolaires.

Anne a soutenu la démarche Géoparc depuis ses débuts, intéressée par l'aspect participatif et la mise en valeur de l'ensemble du territoire Beaujolais.


Selon elle, le Géoparc a permis de mettre en lumière un patrimoine varié par le prisme de la géologie, et contribue à un développement économique et touristique transversal.


Elle apprécie les échanges entre partenaires, notamment lors des formations, et plus récemment lors des conférences climat et géologie, qui représentent à ses yeux une opportunité d'accéder localement à la culture scientifique.


Crédits photo : Benoit Giraud

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Xavier Berne -ÉVOCATION CHOCOLAT

Xavier Berne est chocolatier, confiseur à Tarare. Il a notamment développé une marque déposée, avec des spécialités du Beaujolais :les mousselines de Tarare, les Pierres dorées et les Grappillons du Beaujolais.

Il a rejoint la démarche Géoparc depuis 2 ans, à l'occasion de l'appel à créativité pour les répliques géologiques gourmandes, pour lequel il a créé une ammonite et une Tour Bourdon en chocolat.

Pour Xavier, le Géoparc est une possibilité de faire reconnaître le Beaujolais aux touristes et de représenter le territoire par ses chocolats ou spécialités.


Crédits photo : Benoit Giraud

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Sylvie Babin

Sylvie Babin est membre du Comité Scientifique du Géoparc.
Elle est également enseignante en SVT au collège Simone Veil à Châtillon d'Azergues. A travers son métier, elle tente de passer un peu de connaissances et surtout beaucoup de curiosités.

Elle est partenaire du Géoparc depuis le début de la démarche, lors de la première phase de validation, avec des premiers projets avec des élèves, et par des actions de communication envers les enseignants.
Depuis l'obtention du label, elle œuvre également pour le Géoparc à travers mon activité à la DAAC au rectorat de Lyon.

Pour Sylvie, le Géoparc permet de fédérer les énergies sur un territoire qui en a bien besoin.
Il apporte un ancrage possible de projet sur le territoire et une approche grâce à la géologie, ce qui est rare.


Crédits photo : Benoit Giraud

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Sylvain Flache - VIGNERONS DES PIERRES DORÉES

Les Vignerons des Pierres Dorées est un collectif d'hommes et de femmes, vignerons et salariés qui s'unissent ensemble pour construire l'un des joyaux viticoles du Beaujolais.Leur union repose sur une passion commune pour la qualité et le savoir faire exceptionnel qui caractérisent la fabrication de ces vins de renom issus de terroirs uniques !


Les vignerons des Pierres Dorées ont rejoint la démarche dès l'obtention du label UNESCO en 2018, et ont participé à de nombreuses actions et projets en lien avec le Géoparc.


Ils ont également élaboré une gamme de vins "Les Pépites des Pierres Dorées" pour mettre en avant la diversité de leurs terroirs (gneiss, pierre bleue, gravette, schiste).


Pour Sylvain Flache, président de la cave coopérative, le Géoparc met en avant toute la richesse géologique du territoire Beaujolais et toutes les activités qui en découlent.



Crédits photo : Benoit Giraud

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Gabrielle Fort et Stéphanie Renaud - MUSÉE CLAUDE BERNARD

Gabrielle Fort (à gauche) est directrice des musées de l'agglomération de Villefranche Beaujolais Saône. Stéphanie Renaud (à droite) est chargée de médiation-guide au sein de ces musées.

Le musée Claude Bernard à Saint-Julien présente la vie et l'œuvre de cet illustre savant, père de la médecine moderne. Outre l'exposition permanente qui mêle des dispositifs classiques, ludiques et interactifs, le site propose également une riche programmation : ateliers, visites, conférences, expositions temporaires, spectacles, jeux... le tout dans un cadre idyllique et enchanteur, à Saint-Julien.
Le musée Claude Bernard, de part son attachement aux sciences et à la découverte des mystères de la vie, a soutenu la démarche du Géoparc Beaujolais depuis ses débuts.

Le Géoparc est un voyage dans le temps, aux origines du monde. C'est un outil pour comprendre nos paysages, interpréter les reliefs et les bâtiments. C'est aussi un prétexte pour parler de nos savoir-faire, liés aux produits du terroir. En somme, c'est un partenaire précieux de valorisation du territoire.

Le Musée Claude Bernard aura le plaisir de recevoir l'exposition itinérante du Géoparc "500 millions d'années et un jour" du 31 août au 31 octobre prochain.




Crédits photo : Benoit Giraud

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Perrine Guyot - PETRA GAIA GUIDES

Perrine Guyot est historienne de l'art et guide conférencière. Passionnée par l'architecture du 19e siècle, et les vieilles pierres, elle réalise des visites guidées en Beaujolais.
Sa collègue Sophie Rabuel est également guide conférencière, originaire de la Bresse, elle possède de solides compétences en botanique et œnologie, et est passionnée de cuisine.
Ensemble, elles ont créées l'association Petra Gaïa Guides. Elles organisent des excursions et visites guidées avec un regard décalé pour emmener les visiteurs dans l'extraordinaire du Beaujolais, afin de révéler la beauté et la richesse des terroirs à travers différents points de vue.

Perrine et Sophie ont rejoint l'aventure du Géoparc en 2019 en suivant les formations pour devenir "géo-guide".

Pour Perrine, le Géoparc offre au Beaujolais un rayonnement international à travers ses multiples richesses. Il permet aussi aux locaux de se réapproprier le territoire à travers un label porté par l'Unesco.



Crédits photo : Benoit Giraud

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Josiane Rivier - DISZY

Josiane Rivier, qui a d'abord été animatrice de classes découvertes, avant de travailler pendant de nombreuses années à l'Office de Tourisme du Pays de l'Arbresle, est partenaire et guide du Géoparc depuis 2022.
Elle a suivi la création du Géoparc avec attention, car elle a tout de suite cru à son potentiel !

Pour elle, c'est un merveilleux outil de cohésion des acteurs du territoire, un atout touristique formidable et un fil rouge "tricoté " à travers le Beaujolais qui révèle ses richesses aux habitants et aux visiteurs.

Du point de vue personnel, le Géoparc lui permet de rencontrer des personnes formidables.

Avec Diszy*, elle créé et propose des animations pédagogiques et ludiques qui mettent en lien la géologie, le patrimoine, la nature et les activités humaines du Beaujolais. Elle propose également des visites contées ou théâtralisées.

Pour plus d'informations :
Par email : josiane,diszy,fr
Sur Facebook : Diszy
Et prochainement : www.diszy.fr

*Diszy évoque une expression typique du Beaujolais " Dis-y ! " et fait référence à la transmission orale, cœur de son activité.

Crédits photos : Benoit Giraud

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Daniel Broutier - Les Amis du Vieil Arbresle

Originaire de Vienne, Daniel vit dans le Beaujolais depuis l'âge de 12 ans. Sa ville natale et son riche patrimoine lui ont donné le goût de l'histoire. Cette passion, également transmise par son père, le pousse, dès l'âge de 17 ans, à s'intéresser à l'histoire locale et régionale de l'Arbresle.

Cette passion pour l'histoire l'amène à s'impliquer dans la vie locale : en 1976, il rejoint l'Association des Amis du Vieil Arbresle et de la région Arbresloise en tant qu'animateur et trésorier ; de 1977 à 2002, Daniel est président de l'Office de Tourisme du Pays de l'Arbresle ; de 1995 à 2001, il est nommé adjoint à la culture et au patrimoine de sa commune.

Au début des années 2000, son activité professionnelle dans le domaine de la finance le conduit pendant 8 ans en Italie, à Gênes, une période durant laquelle il stoppe ses activités au sein de l'Office de Tourisme et de l'Association des Amis du Vieil Arbresle.

A son retour, en 2010, Daniel est réélu président de l'Association des Amis du Vieil Arbresle, une fonction qu'il occupe depuis 13 ans et qui lui tient à cœur tant pour la mise en valeur historique du patrimoine que pour les relations humaines au sein de l'association.

Comptant une centaine d'adhérents, l'Association des Amis du Viel Arbresle regroupe en effet des membres actifs aux profils variés, qui permettent à l'association une vie riche et dynamique : recherches historiques, rédaction, mise en page, réalisation audiovisuelle, visite guidée, etc. Chacun a sa spécialité et ce sont justement ces particularités que Daniel valorise chez les membres de l'association.

Et ça fonctionne ! L'association a publié plus de 70 ouvrages en 24 ans, et produit 3 documentaires. Par ailleurs, l'association a récemment présenté son tout dernier projet : une reconstitution en 3D du château-cité de l'Arbresle, qui lui sert d'introduction à la visite du vieux bourg médiéval et renaissance.

C'est donc tout naturellement, lors de la création du Géoparc Beaujolais, que Daniel a souhaité devenir partenaire du Géoparc et s'intégrer dans ce projet. En effet, les liens du territoire de l'Arbresle avec la géologie du Beaujolais sont étroits : le rift de la Brévenne, le lien avec les pierres dorées, etc. Pour Daniel, c'est grâce à la géologie que l'on comprend aussi l'histoire de l'urbanisation.

Pour l'avenir, il souhaite poursuivre les initiatives pour amener les habitants du territoire à s'intéresser à leur patrimoine et leur histoire, à comprendre d'où ils viennent et à devenir acteur de leur environnement. La culture n'est pas qu'un spectacle, chacun peut devenir acteur de son territoire.

Crédits photo : Benoit Giraud

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Francis Herault, le gardien passionné du patrimoine d’Oingt

Installé depuis plus de douze ans au cœur des Pierres Dorées, Francis est tombé amoureux du village d'Oingt au début des années 2000. Son attachement pour ce lieu empreint de charme et d'histoire l'a conduit à rejoindre en 2012 l'association des Amis du Vieux Village d'Oingt (AVVO). Depuis cinq ans, il a l'honneur d'en être le président.

Quand Francis découvre l'histoire de cette association, créée il y a 60 ans pour préserver et mettre en valeur le patrimoine d'Oingt, il décide d'y consacrer son énergie. Inspiré par l'esprit solidaire et l'ambiance unique du village, il s'engage pour continuer à fédérer bénévoles et habitants autour de projets communs. Aujourd'hui, l'AVVO ne compte pas moins de 180 bénévoles dans ce village de 600 habitants, un chiffre qui témoigne d'un bel élan collectif.

C'est à travers la restauration de la tour d'Oingt que Francis croise le chemin du Géoparc Beaujolais. Intrigué par la richesse géologique qui façonne le village et ses constructions, il s'associe au Géoparc pour imaginer une nouvelle scénographie au cœur de la tour, retraçant ce lien entre pierre et histoire. Depuis, il veille chaque année à ce que l'association participe aux géo-événements, soulignant l'importance du dialogue entre patrimoine bâti et patrimoine vivant.

En 2024 a eu lieu le 60e anniversaire de l'association, un moment fédérateur qui a permis de retracer l'histoire de l'association et de faire revivre l'état d'esprit qui avait motivé les habitants de l'époque pour restaurer le village. Un film a été réalisé sur cette thématique et un projet de livre est en cours.
Francis espère faire perdurer cet état d'esprit et continuer à mobiliser les habitants du village à protéger et restaurer leur patrimoine. À travers des initiatives comme les visites guidées du village, le festival d'orgues de Barbarie ou encore "Oingt en crèches", l'association AVVO invite les habitants et les visiteurs à découvrir et protéger ce joyau des Pierres Dorées.

Crédits photos : Benoît Giraud

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Daniel Mathieu : un partenaire engagé et passionné

Originaire de Vauxrenard, où il a vu le jour en 1950, Daniel Mathieu est attaché à sa terre natale. Après une scolarité à Villié-Morgon, il poursuit ses études dans le domaine scientifique : d'abord en mathématiques à Lyon, puis en chimie à l'École Centrale de Paris. Cette formation l'amène à se lancer très tôt dans une carrière au sein des industries chimiques et de l'énergie nucléaire, notamment comme chercheur au Commissariat à l'énergie atomique en région parisienne, puis dans la vallée du Rhône pour le traitement des combustibles nucléaires. En 1998, Daniel décide de quitter ce secteur pour explorer de nouveaux horizons.

Son parcours le conduit alors à Montpellier, où il rejoint une agence dédiée au développement économique des PME et PMI. Ce poste lui permet de sillonner les territoires du sud de la France, des Pyrénées orientales jusqu'aux confins de la Lozère, mais surtout de rencontrer et d'accompagner des porteurs de projets qu'il aide dans leur recherche de financements mais également dans le domaine scientifique. C'est durant cette période qu'il s'engage auprès des Écologistes de l'Euzière, une association qui lui transmet une sensibilité accrue aux enjeux environnementaux et l'initie à la botanique.

Fort de cette expérience, Daniel part alors dans la Drôme pour diriger un pôle de compétitivité spécialisé dans les écotechnologies, où il fait la promotion de procédés innovants dans des domaines variés comme l'agriculture, la cosmétique, l'environnement. Une fois de plus, ce rôle lui permet de multiplier les rencontres enrichissantes.

Anticipant sa retraite, Daniel choisit, à 50 ans de travailler à temps partiel pour se consacrer à un projet personnel : la création de Tela Botanica, le réseau des botanistes francophones. Pour mettre à bien ce projet, Daniel s'est lancé un défi : découvrir une plante par jour pendant un an. Résultat : il réussit à connaître 350 plantes en une année. S'impliquant de plus en plus dans ce domaine, Daniel constate que les botanistes communiquent peu entre eux. Il profite de l'essor d'Internet pour créer un site internet et des groupes de discussion thématiques. Grâce aux contributions collaboratives, Tela Botanica devient rapidement une base de données incontournable, utilisée notamment par le Muséum national d'Histoire naturelle de Paris.

En 2010, après avoir pris sa retraite, Daniel reste président de Tela Botanica jusqu'en 2020, avant de revenir à Vauxrenard pour s'investir pleinement dans son territoire natal. Toujours animé par sa passion pour la nature et son esprit de transmission, il prend la présidence du collectif de la Pierre de Saint-Martin (sentiers de randonnées, géosite des Aiguillettes...), gère un groupement forestier familial de 30 hectares et participe activement à plusieurs associations locales : Vignerons Vivants du Beaujolais, Itinéraire Paysage et Patrimoine, ainsi qu'Histoire et Généalogie en Beaujolais.

Membre du comité de pilotage du Géoparc Beaujolais, Daniel met son expertise et sa curiosité sans limite au service de projets ambitieux, contribuant ainsi à la préservation et à la valorisation des richesses naturelles et culturelles de la région. Un partenaire exemplaire et inspirant pour tous ceux qui œuvrent en faveur du développement durable du Beaujolais.

Crédits photos : Benoît Giraud

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Ann Matagrin, une vie dédiée à la transmission

Née d'un père britannique et d'une mère française, Ann a grandi dans les Monts d'Or avant de poser ses valises en Beaujolais en 1978. Passionnée depuis toujours par les pierres, la nature et les récits de vie, elle a consacré son parcours à la transmission et au partage.

Dès la fin de ses études, elle s'oriente vers la formation pour adultes, une vocation qui l'anime profondément. Elle devient ainsi formatrice en langue anglaise, un métier qu'elle exercera avec passion jusqu'à la période du COVID.

En 2000, Ann décide d'ouvrir des chambres d'hôtes et nourrit en parallèle l'envie de devenir guide de pays, une démarche encore peu répandue à l'époque. Cinq ans plus tard, elle suit une formation, avec une prédilection pour la rencontre des gens du terroir, les accompagnements pour des organisateurs de randonnées, le patrimoine, l'histoire et l'architecture. Elle commence alors à accompagner des visiteurs - principalement des habitants de la région - dans la découverte du territoire et de ses richesses naturelles.

Son désir de transmission la conduit en 2008 à co-fonder l'association Déambule avec deux autres guides de pays. L'objectif : valoriser le patrimoine local grâce à des guides maîtrisant parfaitement l'anglais. Elle se spécialise alors dans les secteurs des Pierres Dorées et du Beaujolais Vert, animant
notamment des visites aux carrières de Glay et au lac des Sapins pour les scolaires et les curieux.

Ann découvre le Géoparc dès 2012, lors des premiers forums, et elle adhère immédiatement à la démarche. Dès 2015, elle participe activement à la préparation de la venue des experts de l'UNESCO pour la validation du label, et découvre la richesse géologique du territoire et les valeurs portées par
le Géoparc. Elle suit par la suite la formation de guide géologique du Géoparc, et œuvre en tant que bénévole au sommet de la Tour d'Oingt.

Toujours animée par le désir de préserver et transmettre, Ann rejoint en 2024 l'association des Carrières de Glay en tant qu'aide muraillère. Poser des pierres, reconstruire les murs à la manière des anciens, perpétuer un savoir-faire : un apprentissage manuel qui la passionne et qu'elle souhaite
transmettre aux générations futures.

Membre du conseil d'administration des Amis du Géoparc Beaujolais, Ann poursuit aujourd'hui son engagement en partageant son amour des pierres, au fil des rencontres et des chemins du Beaujolais. Pour elle, la transmission est un cadeau précieux, offert à ceux qui prennent le temps de l'attraper au vol...

Crédits photos : Benoît Giraud

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Frédéric Berne, un vigneron engagé

Né en 1985 aux Ardillats, Frédéric Berne est un enfant du Beaujolais. Issu d'une famille paysanne, il a grandi au cœur des terres viticoles, développant très tôt une passion pour l'agriculture et la viticulture. Après un Bac professionnel en œnologie et viticulture, il s'installe en 2014 à Lantignié, au Château des Vergers, où il cultive 13 hectares de vigne produisant plusieurs crus emblématiques : Morgon, Chiroubles, Régnié et Moulin-à-Vent.

Convaincu de l'importance de préserver les sols et la biodiversité, Frédéric convertit rapidement son domaine en agriculture biologique, puis pousse encore plus loin la démarche en adoptant l'agroécologie. Son objectif : restaurer la vitalité des sols et favoriser un équilibre naturel dans ses vignes. En une décennie, il constate avec satisfaction les effets positifs de cette transition, observant une régénération rapide de la nature et une amélioration de la qualité des cultures.

Dans cette dynamique, il co-crée l'association "Vignerons du Vivant en Beaujolais", qui réunit aujourd'hui 22 viticulteurs prêts à s'engager dans une transition vers l'agroécologie. Il est également fondateur de la démarche "Vignerons et Terroirs de Lantignié" qui met en avant la qualité des terroirs de Lantignié avec un volet environnemental afin de préserver la biodiversité, d'améliorer la fertilité des sols et d'avoir des plantes en bonne santé afin d'offrir le meilleur de leurs terroirs.

Passionné par son métier, Frédéric aime partager son savoir et son attachement au terroir. Il développe l'œnotourisme sur son domaine en proposant des visites, des dégustations, des balades et même une chasse au trésor pour faire découvrir autrement le Beaujolais. Pour lui, cette région est bien plus qu'un vignoble : c'est un paysage unique à valoriser.

Dès les débuts de la démarche Géoparc, il s'implique activement dans l'obtention du label UNESCO et devient l'un des premiers ambassadeurs du projet. Aujourd'hui Géopartenaire, il intègre la richesse des sols et la géologie dans ses visites et sensibilise ses visiteurs à cet héritage.

Les rencontres proposées par le Géoparc lui ont également permis de nouer des liens avec d'autres passionnés du territoire, comme Eddy Bardin, avec qui il a récemment conçu une visite sur les plantes sauvages présentes dans et autour des vignes.
Chaque jour, le contact avec la nature et les rencontres qu'il suscite renforcent la conviction de Frédéric : le Beaujolais est une terre vivante, à préserver et à faire rayonner. Et c'est avec enthousiasme qu'il continue de transmettre cette passion à travers son métier et son engagement au sein du Géoparc Beaujolais.

Crédit photo : Benoît Giraud

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Eddy, cueilleur passionné

Originaire de Gleizé, Eddy a grandi entre L'Arbresle et Villefranche-sur-Saône. Le Beaujolais est pour lui bien plus qu'un territoire : c'est son terrain de jeu, de cœur et de vie. Dès son enfance, il y découvre les plaisirs qu'offre la nature, notamment lors de balades en forêt et de cueillettes aux côtés de sa mère.

Sportif accompli, il intègre à 15 ans le pôle espoir en handball et mène une carrière de haut niveau pendant dix ans, tout en poursuivant des études en STAPS jusqu'à la maîtrise. Mais, au fil du temps, son envie de renouer avec la nature se fait plus pressante.

Autodidacte et curieux de tout, il se forme seul à la faune et à la flore, lit abondamment, se passionne pour le vivant. À 23 ans, il tourne une page en quittant le monde du sport de haut niveau pour se consacrer à une autre forme d'endurance : le trail longue distance. Il s'installe alors près d'Annecy, travaillant dans un magasin de sport et découvre au fil des kilomètres un lien plus profond avec la nature.

En 2018, Eddy opère un nouveau tournant : il revient dans le Beaujolais pour y devenir cueilleur professionnel. Il crée Les Cueillettes d'Eddy, une activité qui lui permet de vivre au rythme des saisons, de la cueillette à la transformation artisanale (confitures, sirops...), mais aussi de transmettre sa passion. Il propose des balades commentées pour les écoles, les collectivités et les curieux de nature, abordant aussi bien les plantes sauvages comestibles que la faune, la biodiversité ou encore les grands principes du vivant.

Géopartenaire depuis 2022, Eddy participe aux actions du Géoparc, notamment à travers des visites nature. Ce partenariat donne une nouvelle dimension à son travail, en intégrant la compréhension des paysages, des roches et de l'histoire géologique du Beaujolais.

Crédit photo (c) Benoît Giraud

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Frédéric Gaudry, explorer les mystères de la Terre

" Le caillou est un livre que seul le géologue sait lire. "

Originaire de la Nièvre, Frédéric découvre très jeune un fossile d'oursin qui déclenche chez lui une fascination pour les roches et les minéraux. À 5 ans, il échange déjà des minéraux provenant du Morvan ; à 7 ans, il arpente les paysages en quête de grottes, de mines, de pierres ou de tout indice du passé géologique de notre planète. Puis, une fois installé dans le Brionnais avec ses parents bouchers, il commence à fréquenter régulièrement le Beaujolais, attiré par la richesse de ses terrains.

Dès l'adolescence, il explore tous les sites emblématiques de la région dont Lantignié, Chénelette ou Chessy, toujours accompagné de son petit frère, à la recherche des minéraux qui font la renommée géologique du territoire.

Frédéric poursuit ses études à l'université de Dijon, où il obtient un DEA en paléontologie. Il débute alors sa carrière au BRGM en tant qu'ingénieur géologue cartographe, une expérience qui lui permet de cartographier les paysages de son enfance, devenus ses terrains de jeux scientifiques.

Mais Frédéric ressent aussi le besoin de transmettre sa passion. En 2004, il opère une reconversion : en un an et demi, il obtient le CAPES puis l'agrégation de biologie et des sciences de la Terre. Il devient enseignant, un métier qu'il exerce encore aujourd'hui avec une passion intacte. Amoureux de nature, il partage également sa fascination pour le vivant, notamment pour les papillons.

Sa double passion pour la géologie et la biologie l'amène à explorer d'autres disciplines, en particulier la notion de terroir, à l'interface entre sol, climat et activités humaines. Il mène des recherches sur le patrimoine minier, donne régulièrement des conférences et publie des essais sur ce thème.

En 2023, il fonde son entreprise Géo-logique, avec laquelle il répond à de nombreuses sollicitations : animations, ateliers, conférences, accompagnement scientifique...

Acteur engagé de la première heure dans la démarche du Géoparc Beaujolais, Frédéric est le président de l'association géologique AMAC, très liée à Chessy-les-Mines. Il fait partie du comité scientifique du Géoparc depuis sa création et est également membre de l'association Pillow Lava, qui regroupe les guides officiels du territoire.

Frédéric Gaudry incarne à merveille l'esprit du Géoparc : curieux, pédagogue, passionné... et profondément attaché à ce territoire qu'il continue de faire découvrir avec enthousiasme et rigueur.

Crédit photo (c) Benoît Giraud

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Robert Braymand, ingénieur passionné de patrimoine

Originaire du Dauphiné, pays des maisons en galets, Robert Braymand grandit à La Côte-Saint-André avant de suivre ses études aux Arts et Métiers, il mène une carrière d'ingénieur dans les secteurs du plastique puis de l'automobile, qu'il termine sur Lyon dans une usine de fabrication de machines pour l'embouteillage.

Installé dans le Beaujolais depuis 45 ans, c'est au cours de ses sorties à vélo qu'il est intrigué par la carte géologique de Ville-sur-Jarnioux présentée sur un panneau installé par l'Office de Tourisme des Pierres Dorées au bord de la route.

Une curiosité qui ne le quittera plus. À l'heure de la retraite, Robert s'engage comme bénévole auprès de l'Office de Tourisme. Il sera auditeur pour le label " Secret de terroir ", l'occasion de faire des rencontres décisives avec des passionnés de géologie qui l'initient à la richesse du sous-sol beaujolais.

Il rejoint l'association Patrimoine et Tradition de Ville-sur-Jarnioux. En 2002, il découvre la pierre sèche lors d'un stage organisé par Maisons Paysannes de Rhône. Depuis, il transmet la technique lors des stages mensuels. C'est ainsi que, sur ce modèle d'atelier de restauration, des groupes se sont mis en place au sein d'associations de village. Sous l'impulsion de Robert, essaimées, ces activités se sont regroupées au sein du mouvement les Muraillers du Rhône.

Pour sensibiliser encore davantage à ce savoir-faire, avec l'Office de Tourisme des Pierres Dorées, il a eu l'occasion de lancer des concours de murets (la dernière édition remonte à 2009) et des concours photo.

Convaincu de la force du collectif, Robert a été à l'origine de la fédération du Patrimoine des Pierres Dorées. En plus de sa mission d'information et de coordination, la fédération collationne les documents autour de projets communs, en lien avec les thèmes annuels des Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins (comme l'eau ou les églises) et en assure la publication.

Son goût pour la transmission et sa curiosité le mènent naturellement vers la géologie. Une rencontre avec Bruno Rousselle, lors de la découverte de fossiles à Ville-sur-Jarnioux, renforce encore cet intérêt. Il suit alors plusieurs formations proposées par le Géoparc Beaujolais, dont il devient un fervent ambassadeur.

Toujours en lien avec l'Office de Tourisme, Robert s'implique dans la valorisation de l'ancienne Voie du Tacot en fondant une association dédiée, qu'il préside pendant plusieurs années. Son objectif : préserver ce sentier historique pour les piétons et cyclistes, tout en organisant des événements fédérateurs comme la Marche de la Voie du Tacot.

Robert et son association Les Amis de la Voie du Tacot sont particulièrement fiers d'avoir participé, aux côtés de Bruno Rousselle et de l'équipe du Géoparc à la reconnaissance du futur géosite de Moiré, situé justement sur cette voie du Tacot.

Engagé, passionné et résolument tourné vers le collectif, Robert Braymand est un Géopartenaire essentiel, dont l'énergie continue d'inspirer les amoureux du Beaujolais. Et il n'a pas dit son dernier mot !

Photos (c) Benoît Giraud

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Philippe Casile, association Les carrières de Glay

Faire vivre le patrimoine pour mieux raconter le territoire.

Arrivé à l'Arbresle à l'âge de 7 ans, Philippe tombe très tôt sous le charme du Sud du Beaujolais. Plus tard, installé à Villefranche, il y vit ses jeunes années, marquées notamment par la fête des conscrits pour ses 20 ans !

Après un parcours complet dans l'immobilier, il devient expert immobilier et fonde le groupe ARLIM (Arbresle Immobilier), qu'il développe au fil de sa carrière avec plusieurs agences, jusqu'à Mâcon. Attiré par l'histoire et les vieilles pierres, il se spécialise dans les propriétés d'exception - châteaux, domaines - convaincu que ces lieux racontent autant l'histoire des territoires que celles des familles qui les ont habités.

Cette passion l'amène à approfondir ses connaissances en histoire locale, particulièrement celle du pays de l'Arbresle et de Savigny. Curieux et autodidacte, il se plonge dans les récits du territoire de la pierre dorée, riche en ressources patrimoniales.

Partageur dans l'âme, Philippe s'engage très tôt dans la vie associative. Depuis l'âge de 24 ans il s'engage dans diverses associations, notamment la Jeune Chambre Economique de Villefranche sur Saône, ce qui l'amène à créer la Jeune Chambre Economique de l'Arbresle et sa région et initier des événements originaux, comme la confrérie des côteaux du lyonnais ou le plus grand clafoutis du monde à Bessenay, dans le but de faire connaitre les produits locaux. Il aime fédérer, transmettre et insuffler son énergie dans des projets collectifs.

En 2019, il rejoint l'association des Carrières de Glay, où il retrouve tout naturellement sa passion pour la pierre dorée. Cette structure, conviviale et dynamique, valorise la sculpture et propose des ateliers de restauration (croix, murets, cabanes de vignes...), contribuant ainsi à préserver le patrimoine local. Philippe s'y investit pleinement, avec le même enthousiasme pour la transmission et la mise en valeur du territoire. Il prend la présidence de l'association de 2022 à 2025.

Son attachement au patrimoine l'amène aussi à participer à des initiatives locales comme la création des fêtes médiévales de l'Arbresle, où il aime faire connaître des personnages et des histoires parfois méconnues, notamment l'influence de l'Abbaye de Savigny au XIIème siècle.

C'est au sein de l'association des Carrières de Glay que Philippe découvre le Géoparc Beaujolais et se rapproche de son équipe.

Convaincu que l'architecture et le patrimoine sont un livre ouvert sur notre identité, il souhaite encourager les habitants à s'approprier leur territoire et leur histoire. Pour lui, le sol et les pierres qui nous entourent sont les témoins vivants de ce que nous sommes.

Photos (c) Benoît Giraud

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Bruno Rousselle, Musée Fossilea

Originaire du Val de Saône, Bruno Rousselle a grandi dans le massif des Monts d'Or, au milieu des pierres et des paysages façonnés par le temps. Très tôt s'éveille alors en lui la curiosité de la pierre, un goût transmis par son père, qui restaure leur maison, une ancienne bergerie. Cette fascination l'accompagnera tout au long de son parcours.

Après un DEA (équivalent du Master 2), Bruno soutient sa thèse de géologie sédimentaire en 1996, un travail de recherche qui porte en partie sur la fameuse pierre dorée. Quelques années plus tard, il s'installe dans le Beaujolais, à Ranchal, où la visite d'une maison déclenche un coup de cœur.

C'est en 2001 qu'il rejoint pour la première fois l'Espace Pierres Folles, à Saint-Jean-des-Vignes, vitrine du patrimoine géologique régional. D'abord animateur, puis responsable d'équipe, Bruno s'investit pleinement dans le développement du site. Il participe activement à la première restructuration du musée en 2007-2008, notamment la création du parcours muséographique et l'intégration de la collection de paléontologie.

En 2013, il devient responsable scientifique du musée. Il conçoit des expositions, développe des animations et favorise les projets collaboratifs, convaincu que chacun peut " apporter sa pierre à l'édifice ". L'arrivée de la collection de Préhistoire cette même année enrichit encore l'offre du musée et attire de nouveaux publics.

En parallèle, il rédige des ouvrages, en particulier sur les Monts d'Or, et œuvre pour une large promotion de la géologie régionale, en premier lieu celle du Beaujolais.
De 2019 à 2025, Bruno travaille sur l'important projet d'extension et de rénovation du musée, organisant le déménagement des collections et des archives et réalisant l'inventaire, la sélection et la préparation des pièces qui seront ensuite exposées au sein de Fossilea, dont il est aujourd'hui le conservateur. Ce poste, qu'il qualifie volontiers d'" opportunité rare ", lui permet de continuer à valoriser la géologie et la mémoire du sous-sol beaujolais.

Bruno accompagne le Géoparc Beaujolais depuis sa création. Présent dès 2012 aux côtés de Chantal Pegaz, il en a été initialement le référent scientifique et a contribué à la rédaction du dossier de candidature. D'abord prudent quant à la place réelle de la géologie dans le paysage beaujolais, il se persuade peu à peu de son influence subtile dans une multitude de domaine : le sol, la viticulture, l'architecture, l'économie... et même le patrimoine immatériel. Il a désormais la conviction que le Beaujolais a toute sa place au sein du réseau des Géoparcs mondiaux de l'UNESCO.

Aujourd'hui, à travers Fossilea et le Géoparc, Bruno cultive sa passion et poursuit sa mission : faire découvrir la richesse géologique du Beaujolais et rappeler combien la pierre façonne les territoires... et les hommes.

Merci Bruno pour ton engagement et ta passion qui font vibrer le Géoparc !
Photos (c) Benoît Giraud

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Yves Dimier, calligraphe

Originaire de Roanne dans la Loire, Yves Dimier a vécu à Paris, Lyon et en Auvergne. Formé au dessin aux Beaux-Arts de Paris et nourri par les enseignements de l'École du Louvre, il explore d'abord de multiples techniques : acrylique, huile, photographie, modelage... en quête du mode d'expression qui lui correspond vraiment.
Cette recherche bascule le jour où il croise un idéogramme chinois qui le bouleverse. Ce choc esthétique marque un tournant décisif : le trait devient son langage. Depuis vingt ans, il consacre entièrement son travail à la calligraphie, qu'il aborde autant comme une pratique artistique que comme une véritable philosophie de vie. Dans son travail de recherche, le trait n'est plus seulement une écriture mais devient une forme vivante.
Installé dans le Beaujolais depuis quinze ans, Yves découvre Oingt en cherchant un lieu où poser son atelier. Attiré par la réputation du village classé parmi les plus beaux de France, il y trouve l'espace idéal pour rencontrer son public. La commune lui offre visibilité, échanges et une ouverture internationale. Dans son atelier ouvert sur la rue, il tisse des liens précieux avec les habitants comme avec les visiteurs du monde entier, et voit aujourd'hui ses œuvres voyager aux quatre coins du globe.
Voyageur passionné, Yves part régulièrement en Asie - en Corée, au Japon ou plus récemment au Vietnam - pour apprendre auprès de maîtres calligraphes et enrichir sa pratique des techniques traditionnelles, mais aussi pour donner des conférences sur sa propre pratique. Auteur de plusieurs ouvrages, il associe son art du trait à son amour profond pour la nature, et notamment pour les arbres, qu'il sublime dans ses créations.
Très attaché à la transmission, il intervient dans de nombreuses écoles du Beaujolais, tous niveaux confondus. Il y partage sa passion du geste, du trait, et de la nature, avec le sentiment d'offrir aux élèves un nouveau regard sur leur environnement.
Ambassadeur du Beaujolais, Yves adhère dès ses débuts à la démarche du Géoparc, séduit par cette vision décloisonnée du territoire et par la dynamique collective qu'elle favorise. Il participe notamment à l'organisation des premiers Géo-événements avec les artistes d'Oingt, convaincu que la rencontre et le dialogue nourrissent autant les artistes que les lieux qu'ils habitent.
Photos (c) Benoît Giraud

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Olivier Tillet, Président des Amis du Vieux Ternand

Lyonnais d'origine, Olivier Tillet a grandi et suivi ses études dans la métropole avant de s'orienter vers les métiers de la communication, un domaine qui l'attire depuis toujours. Il choisit une formation en communication généraliste afin de pouvoir travailler en agence et accompagner des annonceurs aux profils variés. En 1995, il fonde sa propre agence à Lyon, intervenant auprès de clients variés, notamment institutionnels, à l'échelle locale, régionale et nationale.
Aujourd'hui composée d'une dizaine de collaborateurs, son agence reflète ce qui anime Olivier au quotidien : le travail d'équipe, la recherche de solutions adaptées à chaque problématique et l'accompagnement des entreprises et des collectivités dans leur communication. Se réinventer, imaginer de nouvelles idées et relever sans cesse de nouveaux défis font partie intégrante de son engagement professionnel.
Proche de Lyon, Olivier a très tôt fréquenté le Beaujolais, et plus particulièrement le territoire des Pierres Dorées, auquel il est profondément attaché. Sensible au monde artistique, il développe au fil du temps des liens forts avec le territoire, notamment à travers la découverte des artisans d'art, comme ceux du village d'Oingt.
Il y a vingt-cinq ans, une opportunité lui permet d'acquérir une maison dans le vieux bourg médiéval de Ternand. Très vite, Olivier s'intéresse à l'histoire du village et à la richesse de son patrimoine. Il rejoint alors l'association des Amis du Vieux Ternand afin de participer à l'animation, au développement et à la préservation de ce site remarquable. Président de l'association depuis dix ans, il œuvre en faveur d'un tourisme qualitatif, respectueux du patrimoine et de l'identité du lieu.
En parallèle, Olivier s'engage dans la vie municipale en intégrant le conseil municipal de Ternand en 2014. Cet engagement lui permet de piloter plusieurs dossiers majeurs de protection et de valorisation du village, notamment l'inscription complète de l'église aux Monuments historiques, ainsi que l'obtention du label " Petite Cité de Caractère ". Il participe également activement aux projets de restauration, en particulier ceux de l'église, en assurant le montage des dossiers de financement nécessaires.
En tant que président des Amis du Vieux Ternand, Olivier est associé dès l'origine à la création du géosite du Vieux Bourg de Ternand. La reconnaissance du site, liée à la présence de marbre, permet de mieux comprendre et valoriser le patrimoine géologique local. Une découverte parfois surprenante : ici, le marbre ne se trouve pas sous les pieds, mais bien au-dessus, intégré aux murs du donjon et des fortifications du village.
Depuis quatre ans, Olivier est également président de Gîtes de France du Rhône. Une nouvelle responsabilité qui s'inscrit dans la continuité de son engagement : faire connaître le Beaujolais, encore trop méconnu, et donner envie aux visiteurs de venir, de revenir et de découvrir toute la richesse de ce territoire d'exception.

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Sophie Rabuel, guide Pillow Lava

Originaire de la Bresse, Sophie Rabuel y effectue l'ensemble de sa scolarité jusqu'à l'obtention de son baccalauréat. Animée par l'envie de perfectionner son anglais, elle part ensuite vivre un an aux États-Unis. À son retour en France, elle s'oriente vers un BTS Tourisme et décroche en 2004 sa carte de guide-interprète nationale.

La découverte du métier de guide-interprète se fait presque par hasard, à l'occasion d'un test d'orientation passé au CDI de son lycée, qui lui propose... pilote de Formule 1 ou guide-interprète ! Après une (légère) hésitation, le choix s'impose naturellement. Sophie se renseigne alors sur ce métier et y trouve rapidement une véritable vocation. Elle exerce aujourd'hui son activité avec passion.

Guide généraliste, Sophie apprécie particulièrement la richesse et la diversité de son métier. Ses visites lui permettent d'aborder des thématiques variées : histoire, histoire de l'art, géographie, géologie, botanique, agriculture... Curieuse de nature, elle aime approfondir ses connaissances, mener de nouvelles recherches et transmettre ensuite ce qu'elle a appris. Les échanges avec les visiteurs, français comme étrangers, constituent également l'un des aspects les plus stimulants de son quotidien, même si l'adaptabilité reste essentielle dans ce métier.

Centrée sur un territoire allant de Beaune à Lyon, Sophie travaille majoritairement avec une clientèle internationale, notamment des croisiéristes de la Saône qu'elle accompagne lors de visites à la demi-journée. La grande majorité de ses prestations se déroule en langue anglaise.

En 2019, grâce à sa collègue Perrine Guyot, Sophie suit la formation de cinq jours, proposée par le Géoparc Beaujolais. Cette immersion, qu'elles jugent très complète, leur permet de mieux comprendre le territoire et sa géologie, un domaine qu'elles découvrent avec enthousiasme. Cette formation marque leur premier lien fort avec le Géoparc. C'est ensemble qu'elles fondent en 2021 l'association Pétra Gaïa, pour promouvoir leurs activités sur le territoire.

À la suite de cette formation, Sophie intègre des éléments de géologie à ses visites et maintient un lien étroit avec l'équipe du Géoparc, afin de continuer à approfondir ses connaissances et à échanger autour du label. Elle participe ainsi aux visites de revalidation des experts mandatés par l'UNESCO en 2021 puis en 2025, en assurant du guidage en anglais.
En 2024, une réflexion collective autour de la création d'une association de guides officiels du Géoparc Beaujolais est engagée. Sophie s'implique pleinement dans cette démarche, convaincue de l'importance de valoriser le Géoparc tout en facilitant une communication commune entre les guides formés. Cette dynamique aboutit à la création de l'association Pillow Lava à la fin de l'année 2024, marquant une nouvelle étape dans son engagement aux côtés du Géoparc.

Parallèlement, Sophie suit en 2025 une formation axée sur la randonnée, le vélo et l'orientation, afin de développer des activités ludiques mêlant course d'orientation et géologie, à destination du grand public comme des scolaires.

Les projets ne manquent pas, et il y a fort à parier que vous croiserez bientôt Sophie et son acolyte Perrine, au détour d'un sentier ou d'une visite au cœur du Géoparc Beaujolais.

Crédit photos : Benoît Giraud

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Anaïs Fournier, guide conférencière et passionnée d’histoire

Depuis son plus jeune âge, Anaïs est fascinée par l'histoire, une passion qu'elle a su transformer en vocation. Après des études spécialisées, elle a passé sept années en bureau d'études à Lyon, où elle s'est consacrée à la valorisation de sites naturels et patrimoniaux. Désireuse d'explorer de nouveaux horizons, elle a choisi de devenir indépendante, alliant aujourd'hui deux métiers complémentaires : guide conférencière et chargée d'étude en ingénierie touristique.

Anaïs maîtrise avec talent l'art de transmettre l'histoire des lieux et des monuments. À Lyon et dans les Monts d'Or, elle propose des visites captivantes et originales. Elle fait découvrir des lieux atypiques, comme les anciennes prisons de Perrache ou la chapelle Sainte-Croix des Brotteaux, mais aussi des sites emblématiques comme les traboules ou le quartier de Confluence. Désormais, son regard se tourne vers le Beaujolais, où elle envisage de développer de nouvelles visites, notamment à Ranchal dans le Beaujolais Vert, ou encore à Ternand, avec un parcours ludique spécialement conçu pour le jeune public.

Native du Beaujolais, Anaïs a grandi au cœur de ce territoire avant de poursuivre ses études à Lyon. Aujourd'hui installée à Grandris, dans le Beaujolais Vert, elle profite pleinement des paysages qu'elle affectionne, notamment la vallée de l'Azergues, où elle aime se ressourcer.

Sa découverte du Géoparc Beaujolais, lors d'une conférence à Chessy-les-Mines, lui a ouvert de nouvelles idées de visites guidées. Fascinée par la géologie et les richesses parfois invisibles du territoire, elle s'est investie dans leur valorisation, convaincue que chaque lieu a une histoire à raconter.

Toujours animée par le désir de partager et d'échanger, Anaïs souhaite continuer à développer ses activités de guide conférencière. Ce sont les interactions humaines et les retours enthousiastes des visiteurs qui nourrissent sa passion. Cette même motivation l'a poussée à participer à la fondation de l'association Pillow Lava, dédiée à la mise en avant des guides spécialisés dans la découverte géologique du Beaujolais.

Crédit photo (c) Benoît Giraud

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Bérengère et Julien – Domaine Perras

Originaires du sud des Pierres Dorées, à Saint-Germain-Nuelles, Bérengère et Julien sont profondément attachés à leur territoire beaujolais. Pourtant, rien ne les destinait initialement à reprendre le domaine viticole familial. Julien s'oriente d'abord vers des études en informatique, tandis que Bérengère débute sa carrière dans le secteur bancaire. Mais l'appel de la terre et les valeurs transmises par trois générations finissent par les rattraper.

En 2006, Julien revient au domaine après une formation en viticulture et œnologie. Il prend en main la vinification et les aspects techniques. Dix ans plus tard, Bérengère le rejoint et développe les volets commercial et administratif. Ensemble, ils construisent un projet familial qui leur ressemble, mêlant exigence professionnelle, attachement au territoire et engagement environnemental - le tout dans une ambiance complice.

Dès leur retour, ils choisissent de faire évoluer le Domaine Perras en accord avec leurs convictions. Déjà engagé en culture raisonnée (Terra Vitis) depuis 1999, le domaine franchit une nouvelle étape sous l'impulsion de Julien : travail approfondi des sols, renouvellement du vignoble en lien avec le terroir, et expérimentation rigoureuse des pratiques culturales. Cette démarche aboutit à la conversion en agriculture biologique en 2015, une étape dont Julien est particulièrement fier.

Sur leurs 11 hectares, Bérengère et Julien cultivent plusieurs cépages - Chardonnay, Gamay, Pinot, Gamaret, et bientôt Roussanne - avec une volonté affirmée : révéler l'expression des sols dans leurs vins. Pour cela, ils développent un travail parcellaire précis, produisent des cuvées en petites séries et mettent en avant, sur leurs étiquettes, les roches caractéristiques de chaque parcelle. Une manière pédagogique et passionnante de faire le lien entre géologie, terroir et dégustation.

Toujours en quête de partage, ils développent également l'œnotourisme au domaine. Parmi leurs initiatives, un parcours ludique et immersif en plein air, accessible librement, invite les visiteurs à découvrir leur univers, leurs vins et leur métier. Une expérience qui reflète leur envie de créer du lien avec le public.

Investis également dans la vie locale, Bérengère et Julien participent à de nombreuses actions pour valoriser les vins du Beaujolais, que ce soit à proximité, à Lyon ou ailleurs en France, notamment lors d'événements comme le salon Millésime Bio.

Leur engagement en tant que Géopartenaires du Géoparc Beaujolais s'inscrit naturellement dans cette démarche. Pour eux, la géologie n'est pas un concept abstrait : elle est au cœur de leur métier, à l'origine de la diversité et de la singularité de leurs cuvées. Une richesse qu'ils s'attachent à transmettre, verre après verre.

Photos (c) Benoît Giraud

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Marie-Stéphane Courcier

Originaire d'Auvergne, Marie-Stéphane Courcier grandit à Riom, dans le Puy-de-Dôme, avant de poursuivre ses études à Lyon, puis à Paris où elle intègre notamment une école de commerce. C'est finalement dans le Beaujolais, sa région de cœur, qu'elle choisit de s'installer.

Elle débute sa carrière en tant qu'attachée de presse à Lyon, d'abord en tant que salariée. Rapidement, elle fait le choix de l'indépendance afin d'élargir ses compétences, notamment dans le domaine de l'événementiel. Parmi ses premiers clients figure l'Interprofession des vins du Beaujolais, pour laquelle elle vient en renfort du service presse lors du passage du Tour de France à Régnié-Durette en 2002. Une collaboration marquante qui conduit son directeur de l'époque, Michel Rougier, à lui proposer de rejoindre la structure. Marie-Stéphane préfère alors poursuivre son activité indépendante, en cohérence avec son équilibre de vie.

Quelques années plus tard, forte de nouvelles expériences, elle accepte finalement de rejoindre l'InterBeaujolais. Pendant 18 ans, elle y pilote des actions de communication et coordonne de nombreux événements, collaborant avec des acteurs variés : gastronomes lyonnais, sommeliers ou encore organisateurs de grandes manifestations comme les Sarmentelles. Très investie sur le terrain, elle développe un large réseau et s'épanouit dans un métier qui lui permet de s'ouvrir aux autres, malgré une nature initialement introvertie.

En 2020, un nouveau défi se présente à elle : participer à la création d'un lieu emblématique dédié aux vins de la région Auvergne-Rhône-Alpes à Lyon, ainsi qu'au développement du Templum Vini à Villefranche-sur-Saône, un espace de vie et d'innovation autour du vin et de la figure de Victor Vermorel. Séduite par ce projet, elle quitte l'InterBeaujolais pour rejoindre le Fonds de dotation du Beaujolais.

Le contexte sanitaire et le décès de Michel Rougier viennent cependant bouleverser ces projets. Marie-Stéphane reprend alors la gestion des sites du Fonds, notamment les locaux du 210 en Beaujolais, et relance le projet du Templum Vini. Elle s'investit pleinement pour faire avancer sa réhabilitation, structurer le projet et mobiliser des partenaires. Le lancement des travaux est envisagé en 2026, pour une ouverture à l'horizon 2028.

Son lien avec le Géoparc Beaujolais
Marie-Stéphane suit la démarche du Géoparc Beaujolais depuis ses débuts. Convaincue de l'importance de valoriser les racines et les richesses du territoire, elle voit dans le Géoparc une initiative innovante, en résonance avec l'esprit du Templum Vini. Deux projets complémentaires qui participent à faire rayonner le Beaujolais et qui méritent encore d'être davantage connus du grand public.

Photos (c) Benoît Giraud